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Portraits du staff coupe davis

 
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Soulage


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MessagePosté le: Mar 4 Nov - 19:32 (2014)    Sujet du message: Portraits du staff coupe davis Répondre en citant

 sur le site fft

Citation:

28/10/14 - 14:46
Lionel Roux, entraîneur de l'équipe de France
41 ans, né le 12 avril 1973 à Lyon
Marié, trois garçons de 4, 8 et 11 ans
Sa relation personnelle avec le tennis :
Ancien joueur professionnel, Lionel a été 48e mondial le 13 mars 1995. Il a disputé deux finales sur le circuit ATP (Osaka 1994 et Tokyo 1997). Il a été sélectionné une fois en Coupe Davis, à Gand contre la Belgique en 1997 (une défaite en simple). Il était remplaçant lors de la finale victorieuse en 1996.
Son poste :
Lionel Roux occupe le poste d'entraîneur depuis le 1er tour 2009 face à la République tchèque à Ostrava, sous le capitanat de Guy Forget.
Surnommé parfois "Io"
Ce qu'il dit de son rôle :
"Chaque rencontre est une adaptation permanente.  Je ne fais jamais de copier-coller. Entraîneur, c'est à la fois conseiller du capitaine, conseiller technique, conseiller psychologique auprès des joueurs… On observe de près les adversaires aussi. Il y a plein de paramètres à prendre en compte pour bien faire le job : le caractère du joueur, sa forme du moment, son état psychologique. Je suis aussi beaucoup en relation avec les entraîneurs des joueurs français, ça me sert beaucoup. J'ai la chance de bien m'entendre avec eux. Il y a une part d'écoute très importante et un suivi tout au long de l'année. C'est une belle aventure, je trouve ce rôle passionnant, et je suis un amoureux de la Coupe Davis bien sûr.
Des joueurs comme Jo, comme Gilles, ils sont vraiment très différents mais je crois que j'ai appris à connaître et apprécier tous ces mecs, et j'en suis content. J'ai la chance d'avoir la confiance du capitaine. Mais bien sûr je ne fais rien sans lui en parler, comme par exemple des séances vidéos où on décortique le jeu des adversaires. Et quoi qu'il se passe, c'est toujours Arnaud qui prend les décisions. Et puis il y a aussi une entente très importante avec le reste du staff, en particulier avec Paul (Quétin, l'entraîneur physique) et les kinés. On est toujours heureux de se retrouver, tous ensemble, et ça c'est chouette."
Ses moments marquants :
"Il y en a plein, c'est difficile d'en dégager un. Ma première rencontre en tant qu'entraîneur est un souvenir fort, car elle a été stressante pour moi. On a peur de faire des erreurs, de blesser un joueur, de passer à côté de ceci ou cela. De se planter en fait. Et je m'investis beaucoup. J'étais un peu vidé... Il y a aussi toute la saison 2010 jusqu'à la finale, quand Gaël gagne tous ses matchs jusqu'à l'ultime défaite face à Djokovic. Je l'ai suivi de près, Gaël, tout au long de ses matchs, et c'était chouette de vivre ça. Un autre fait marquant, pour moi, c'est ma rencontre avec Guy. On a eu une relation humaine très forte, il m'a laissé mener ma barque tout de suite.
Et puis ce qui m'a aussi beaucoup frappé, c'est le retour d'Arnaud (Clément) au sein de l'équipe de France en tant que joueur pour le double à Lyon face à l'Argentine et lors de la finale à Belgrade contre la Serbie, en 2010. Sa passion, son investissement, sa rigueur, c'est quelque chose qui m'avait frappé, moi, mais aussi les joueurs."



Citation:


Paul Quétin, préparateur physique de l'équipe de France
50 ans, né le 5 octobre 1964 à Niort
Marié, trois enfants de 15 ans, 17 ans (deux filles) et 19 ans (garçon)
Sa relation personnelle avec le tennis :
Titulaire d'un CAPES de professorat de sport et d'un BE2, Paul a d'abord été entraîneur de tennis à l'INSEP, entre 1987 et 1989, avant d'y être entraîneur physique. Il a même été un court moment, à la fin des années 80, Conseiller Technique Régional de la ligue de CBBL. Ex classé 3/6, Paul aime toujours disputer des matchs. Il est encore un solide 3e série, même s'il s'est récemment blessé au coude. Le tennis a rythmé sa carrière professionnelle, puisqu'il a été entraîneur physique à l'INSEP de 1989 à 1996, puis responsable du secteur physique à la Fédération de 1996 à 1998. Il est aujourd'hui coordonateur national de l'entraînement physique à la FFT. Paul avait effectué une parenthèse de trois ans dans le football, au RC Strasbourg, de 1998 à 2001, jusqu'à la victoire du club alsacien en Coupe de France. Avant de revenir dans la foulée à la Fédération.
Son poste
Il a intégré pour la première fois l'équipe de France en tant que préparateur physique en 2002, pour le 1er tour face à la Croatie à Metz. Il est resté à ce poste jusqu'en 2007. Puis après une pause de cinq ans, il a fait son retour début 2013, sous le capitanat de Guy Forget.
Surnommé "Paulo"
Ce qu'il dit de son rôle :
"Il faut beaucoup anticiper en amont des rencontres. Mon premier but, c'est que tous les joueurs arrivent en forme optimale, au top, sans douleur, au moment du tirage au sort. Ensuite, quand les matchs commencent, il y a la mise en route, le matin du match, le dernier échauffement, où il faut trouver les bons mots pour ne pas saouler le joueur qui va jouer et qui est forcément stressé… Il faut beaucoup d'adaptation. D'abord parce que les joueurs ont des physiques différents, et surtout, leur programme avant la Coupe Davis est impossible à prédire. On l'a vu lors de la récente demi-finale face à la République tchèque, où les joueurs sont arrivés en ordre dispersé à cause de l'US Open. J'échange beaucoup avec les entraîneurs physiques des joueurs. Mon rôle se rapproche de celui de Lionel, l'entraîneur technique. On essaie de proposer aux joueurs et au capitaine un programme à la carte. De la musculation pour l'un, du vélo pour un autre, du bain froid pour le troisième…
La règle, c'est que ce sont Arnaud et Lionel qui décident, mais je peux évidemment argumenter pour l'intérêt de tel ou tel exercice. Il y aune dimension humaine qui me plait beaucoup dans ce job. Il faut apporter du dynamisme à l'équipe. Je dois apporter de la variété, de l'enthousiasme, de l'énergie… Cela demande une remise en cause permanente. Il faut avoir du feeling avec le joueur, l'alchimie n'est pas toujours facile à trouver. Un point important : il faut occuper toute la place qu'offre ce job, sans jamais empiéter sur celle des autres membres du staff.
Ses moments marquants :
"Evidemment il y en a beaucoup, j'ai eu la chance de vivre beaucoup de rencontres de l'intérieur. Il y a eu des moments de bonheur, de tristesse aussi. Je me souviens d'un discours de remobilisation très fort de Guy Forget, dans le vestiaire à Pau, après que Seb (Grosjean) se soit blessé à la cheville. A 2-2, tout le monde était un peu abattu et Guy a su trouver le mot pour rebooster tout le monde, et notamment Fabrice qui avait gagné le cinquième match. Toujours en 2002, il y a bien sûr la finale, si cruelle. Quand "Paulo" Mathieu mène deux sets à zéro dans le match décisif, tu vois la Coupe, tu es tout près du Graal, et elle te passe sous le nez… Toujours avec "Paulo" Mathieu, je me souviens qu'après sa victoire contre Moya à Alicante en 2004, tout le monde était en larmes dans le vestiaire, c'était une telle performance. Ensuite, tous les deux, nous avions couru dans les rues de la ville en guise de décrassage. Les gens nous suivaient en courant, c'était assez incroyable.
L'anecdote est un peu plus connue, mais je n'oublie pas non plus la partie de foot mémorable que l'on avait fait sur le central de Roland-Garros, après la victoire lors de la demi-finale 2002. Plus récemment, il y a eu la défaite en Argentine, qui nous a secoués. Je me souviens que dans nos vestiaires, on entendait les Argentins chanter, et comme c'était du préfabriqué, les murs tremblaient, au sens propre… C'est ça la Coupe Davis, des émotions qui vous secouent, dans tous les sens. Les défaites aussi te donnent de la force. Je suis très heureux de vivre tout ça, qui plus est aux côtés d'un capitaine comme Arnaud et d'un entraîneur comme Lionel que j'ai connus comme joueurs, et de gars comme Jo, comme Richard, que j'ai suivi à la Fédé depuis leurs années juniors…




 
Citation:

Bernard Montalvan, médecin de l’équipe de France
58 ans, né le 30 mars 1956 à Clichy (92)
Marié ; 3 filles (30, 24 et 22 ans)
Rhumatologue / médecin du sport ; Directeur adjoint en charge du  médical de la Fédération Française de Tennis ; exerce également à l’Hôpital Ambroise Paré et  dans un cabinet privé.
Surnom en équipe de France :   "Doc" ou "Le Doc"
Son poste : Bernard Montalvan est le médecin de l’équipe de France de Coupe Davis depuis 25 ans. Il est le plus ancien du staff.
L’arrivée à son poste : "Je remplaçais Jean-Pierre Cousteau qui était le médecin de l’époque. C’était en 1987, pour un France-Suède, dans les Arènes de Fréjus. J’avais rencontré Jean-Pierre quelques années auparavant. Je venais alors de finir mes études, passant un diplôme de médecine sportive je cherchais un stage pour valider ma médecine du sport. J’avais vu que le médecin de l’équipe de France de Coupe Davis faisait une conférence. J’y suis allé au flanc : je lui ai demandé de me prendre, il m’a dit ok et on est restés en contact. Ça a commencé comme ça. Ensuite, je l’ai remplacé dans le staff de l’équipe de France, puis j’ai intégré la FFT."   
Sa relation personnelle au tennis : "Je suis nul, vraiment pas doué, pas adroit du tout ! J’ai pratiqué d’autres sports, notamment le rugby."  
Ce qu’il dit de son rôle : "Je suis là pour soigner, bien sûr, mais il y a aussi beaucoup de médecine préventive, partie intégrante du rôle de médecin. Les rencontres de Coupe Davis ne sont pas les moments les plus importants dans ma relation avec les joueurs. Les décisions médicales sont prises tout au long de l’année. Le but étant de faire en sorte qu’ils soient prêts le jour J, lorsque la rencontre arrive. Après, tout roule. Pendant la semaine, il y a bien sûr du boulot, mais ce n’est pas le fond. Les joueurs qui sont dans l'équipe actuellement, je les soigne depuis qu’ils ont 15 ans. Ils me connaissent bien. Je les ai vus évoluer avec des bons et des mauvais moments. Quand  ils ont un pépin, ils m’appellent et on voit ensemble ce qu’on peut faire, quelle est la meilleure décision à prendre. C’est là, tout au long de l’année, que ça se joue."
Sa journée type : "On prend le petit-déjeuner ensemble. Je m’occupe notamment de l’organisation et de l’infrastructure des repas. J’élabore les menus, un point important notamment en matière de récupération. Ensuite, il y a toujours des soins à faire, des joueurs ayant des besoins particuliers. Nous les suivons avec Olivier et Corentin tout au long de la semaine. Il y a toujours de l’émotion dans les problèmes médicaux. Je suis donc forcément à l’écoute."
Son plus beau souvenir : "Chaque semaine de Coupe Davis est différente. C’est très intense, toujours avec une ambiance particulière. A chaque fois, il se passe des trucs incroyables, il est donc difficile de sortir un souvenir plutôt qu’un autre. Malgré ça, je dois dire que les trois balles de match d’Arnaud (Boetsch) à Malmö, c’était un truc de dingue. C’était incroyable ! Tu ne comprends plus rien. Tu gagnes, tu perds, tu ne sais plus ! Mais c’est hyper fort ! Plus récemment, le dernier moment vraiment fort, c’est la victoire de Richard à Roland. Il met une trempe à Berdych, un Top 10 mondial, comme ça. C’est puissant, vraiment puissant. Mon pire souvenir, c'est l’Argentine en 2013. J’étais défait. Cette rencontre, pour moi, elle a été catastrophique. Je n’ai rien aimé, c’était la grosse déception. C’était fort dans le sens négatif cette fois. A chaque rencontre, tu sais qu’il va se passer un truc. C’est ça qui est bien. C’est unique !"




 
Citation:

Olivier Choupeau, l’un des deux kinésithérapeutes de l’équipe de France
38 ans, né le 21 février 1976 à Saint-Brieuc
Marié, trois filles, Emma (14 ans), Jade (6 ans) et Lou (3 ans)
Exerce sa profession de kiné dans son cabinet à Lamballe (Bretagne)
Surnom en équipe de France :  « La Choup » ou « Choupzy »
Son poste :
Olivier Choupeau est kinésithérapeute de l’équipe de France de Coupe Davis depuis l’arrivée d’Arnaud Clément à la tête du capitanat en 2013.
L’arrivée à son poste :
''Je suis arrivé dans le milieu du tennis par le Challenger de Saint-Brieuc. Les organisateurs du tournoi me connaissaient. J’étais d’ailleurs en classe avec Marc Gicquel. Quand ils ont cherché un kiné, ils m’ont proposé le poste. En France, je suis également le kiné de deux autres Challengers (Rennes et Bordeaux). Je côtoyais Arnaud Clément via ces tournois quand il était joueur. En privé, je me suis également occupé de Michaël Llodra, Paul-Henri Mathieu et de Julien Benneteau. Puis en août 2012, à l’US Open, Arnaud m’a convoqué pour me proposer ce poste. J’ai immédiatement dit oui car travailler en équipe a toujours été mon but. C’est une fierté incroyable de pouvoir collaborer avec le capitaine. Je suis également très attaché aux joueurs de cette équipe.''
Sa relation personnelle au tennis :
''Je ne pratique pas du tout le tennis. J’adore le sport mais je n’ai pas les qualités pour le pratiquer.''
Ce qu’il dit de son rôle :
'' Egalement diplômé en ostéopathie, je m’occupe donc de cet aspect-là en priorité mais je fais également de la kiné car l’ostéopathie ne représente pas la majorité du travail. Je commence donc par un suivi en « ostéo », puis en parallèle avec Corentin Ventre (l’autre kinésithérapeute de l’équipe), je pratique la récupération ainsi que de la kiné classique ou préventive.''
Sa journée type :
''On se réveille avant les joueurs. On voit la plupart d’entre eux le matin pour un petit « déverrouillage » avant l’entraînement qui peut durer entre 20 et 30 minutes.  C’est une mise en route avec des étirements légers. Ensuite, lors des entraînements, nous sommes présents au cas où il y aurait un problème. On vient s’informer des sensations que les joueurs ont eues pendant leur échauffement. Nous sommes également présents avant le lancement du match pour un dernier « check ». C’est surtout la récupération après les matches qui prend du temps, entre 1 h 20 et deux heures selon les joueurs. Elle comprend les étirements et les massages de récupération.  Avec Corentin, on essaye de voir alternativement les joueurs, pour s’informer de leurs sensations. Il ne faut pas créer trop d’habitudes. Notre richesse, c’est la diversité de nos techniques et de nos ressentis. Le soir, on se retrouve pour faire un petit « débrief ». On forme vraiment un duo soudé avec Corentin.''
Son plus beau souvenir :
''C’est lorsque Richard (Gasquet) se met à genoux sur le central de Roland-Garros après sa victoire contre Tomas Berdych en demi-finale. A ce moment-là, je suis devant l’écran de télévision dans le vestiaire aux côtés de « Jo » (Jo-Wilfried Tsonga).  C’est une belle image et une belle symbolique de tout le chemin parcouru par cette équipe.''



 
Citation:

Corentin Ventre, kiné de l'équipe de France
28 ans, né le 13 novembre 1985 à Aix-en-Provence
En concubinage
Sa relation personnelle avec le tennis :
J'ai joué au tennis étant jeune. Mais je ne suis jamais allé très, très loin. J'ai stoppé quand j'ai débuté médecine car ça demande un investissement énorme et je n'avais plus le temps.
Son poste :
Corentin Ventre occupe le poste de kiné depuis le 1er tour 2013 face à Israël à Rouen, sous le capitanat d'Arnaud Clément.
Surnommé "Coco"
Ce qu'il dit de son rôle :
"Avec Olivier Choupeau, nous sommes très soudés et travaillons en équipe. Alors je dirai notre rôle - et pas mon rôle. Il faut donc être disponible entre une semaine et deux semaines avant chaque tour de Coupe Davis pour nous occuper des joueurs sélectionnés ou susceptibles de l'être. Nous sommes donc présents sur certains tournois. Nous veillons au bien-être des joueurs au quotidien, d'abord sur le tournoi, mais surtout dans la perspective de la Coupe Davis.
Pour la finale contre la Suisse, nous serons avec les joueurs à Bercy dès le mercredi précédant le BNP Paribas Masters. C'est toujours génial d'y aller. Mais là, avec la perspective de la finale, ça l'est encore plus ! Je me suis arrêté cinq jours pour être bien prêt et recharger les batteries. Car il faut être en forme. Après une rencontre, entre le boulot abattu, le décalage horaire parfois, le stress du boulot et des matchs, il me faut quinze jours pour m'en remettre.
Au quotidien, nous commençons la journée, qu'il y ait un match ou un entraînement au programme, par une demi-heure de déverrouillage. On effectue tout un contrôle osthéo-articulaire. C'est l'échauffement passif, avant l'échauffement actif. On surveille les bobos aussi. Puis après le match ou l'entraînement, c'est le soin. On gère la récupération avec des étirements, des massages. Et, selon les douleurs décrites par le joueur, on fait une séance à la carte."
Ses moments marquants :
"Le premier moment marquant, c'est quand Arnaud Clément m'a demandé de faire partie du staff de l'équipe de France. J'avais débuté dans le tennis à la fin de mes études par un stage avec le staff médical de l'Open 13 lors de l'édition 2008. L'ambiance, le contact avec les joueurs, le travail en équipe, le staff, devenu une bande de potes, tout m'a plu dans ce boulot hyper passionnant, différent du métier en cabinet où j'exerce seul. J'ai aussi œuvré lors de l'Open de Nice. C'est lors de ces événements que j'ai connu Arnaud Clément, qui était encore joueur. Alors quand il m'a proposé d'intégrer l'équipe, je n'ai pas hésité. J'en avais extrêmement envie. Même s'il y avait de l'appréhension, je l'ai rappelé le lendemain pour lui dire que j'acceptais.
La première rencontre contre Israël a été marquante. Ça avait été une belle claque. Après, chaque jour est marquant. Bosser avec ces mecs, c'est un trip énorme ! Mais je dois reconnaître que la victoire contre l'Allemagne à Nancy au cinquième match a été particulière.
Puis sans trahir de secret médical, quand un joueur est douteux quatre, cinq jours avant la rencontre et qu'il parvient à jouer, on est contents."



 
Citation:

Jean-Jacques Poupon, cordeur de l’équipe de France
60 ans, né le 12 juin 1954 à Concarneau (Bretagne)
Marié, deux enfants (des jumeaux) : Alexandre et Clara (13 ans)
Retraité, mais prépare toujours des raquettes pour quelques joueurs dont Rafael Nadal, à travers sa société ''Tennis El’dorado'', basée à Concarneau.
Surnom en équipe de France : Jiji
Son poste :
Jean-Jacques Poupon est cordeur de l’équipe de France depuis 1991. ''Tout a commencé avec mon magasin spécialisé dans le tennis qui m’a permis de venir corder sur Roland-Garros. A la suite de ces interventions sur Roland-Garros mais également sur Wimbledon et d’autres tournois, Patrice Hagelaueur et Yannick Noah, m’ont appelé pour me proposer de venir en équipe de France. J’avais travaillé pour Yannick auparavant. Depuis, je n’ai pas quitté la sélection ou plutôt les sélections car je m’occupe également des équipes de France en Fed Cup et aux Jeux Olympiques.''
Sa relation personnelle au tennis :
''A l’époque où je pratiquais le tennis, j’avais été classé 15/5. Désormais, je ne joue plus. Je suis plutôt passionné par la pêche.''
Ce qu’il dit de son rôle :
''Corder les raquettes, c’est évidemment ma mission principale dans ce groupe. Mais mon rôle consiste également à veiller à ce que les raquettes en préparation soient toujours identiques en ce qui concerne leur poids, leur équilibre et leur balance. Comme les raquettes et les cordages de chaque joueur sont différents, je dois donc m’adapter à toutes les demandes. Grâce à la fréquence des rencontres, je connais bien leur matériel. Pour la plupart d’entre eux, c’est d’ailleurs moi qui prépare leurs raquettes à l’année, chez moi, à Concarneau. Ma relation avec les joueurs est basée sur la confiance. Il y a d’ailleurs une belle complicité entre eux et moi. Il faut être à leur écoute. C’est d’ailleurs l’une des qualités primordiales de mon métier.
Le soir après les journées d’entraînement ou les matches, les raquettes sont à ''décorder'' et à ''recorder'' afin qu’elles soient prêtes le lendemain matin. Je dois donc souvent travailler une partie de la nuit. Ce sont donc des journées à rallonge puisque je peux terminer vers deux ou trois heures du matin. Sur terre battue par exemple, on corde 20 à 30 % de raquettes en plus que sur surface rapide. Il faut compter environ une vingtaine de minutes par raquette.
Sur les rencontres, je suis amené à effectuer quelques modifications sur les raquettes en fonction des conditions de jeu. En amont de la rencontre, on essaye d’évaluer la densité de personnes qu’il va y avoir dans le stade et de savoir quelle va être la température de la salle. Tout cela joue sur la tension. Pour la finale de la Coupe Davis à  Lille, on n’a pas vraiment de repères car nous n’avons pas l’habitude de jouer dans des endroits aussi grands. De plus, la salle ne va être chauffée qu’en partie. Il faudra veiller ainsi à plein de paramètres : la balle, l’humidité et la surface.''
Son plus beau souvenir :
''Chaque rencontre offre son lot de joie, de bonheur que ce soit dans la victoire ou dans la défaite.  Pour moi, c’est une chance incroyable de pouvoir vivre ces rencontres au travers des équipes de France de Coupe Davis, de Fed Cup ou aux Jeux Olympiques. A chaque fois, j’ai l’impression de vivre une nouvelle expérience. Mais il y a effectivement une rencontre qui m’a particulièrement marqué. Il s’agit de la victoire en Australie de 2001. Nous avions été battus chez nous par l’Australie en 1999. On l’avait très mal vécu. Puis deux ans plus tard, on va gagner chez eux. J’ai été impressionné par le public australien qui avait été extraordinaire. Car malgré la défaite de leur équipe, les spectateurs étaient restés dans le stade. C’était un moment très émouvant de voir, à l’autre bout de la planète, ce public d’une très grande correction.''




Dernière édition par Soulage le Mar 4 Nov - 21:05 (2014); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 4 Nov - 19:32 (2014)    Sujet du message: Publicité

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penpen


Hors ligne

Inscrit le: 20 Mai 2012
Messages: 128

MessagePosté le: Mar 4 Nov - 20:39 (2014)    Sujet du message: Portraits du staff coupe davis Répondre en citant

C'est cool et intéressant d'en savoir un peu plus sur le rôle de chacun.

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Leslie


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Inscrit le: 07 Juil 2010
Messages: 5 672
Localisation: Ile de France

MessagePosté le: Mer 5 Nov - 20:37 (2014)    Sujet du message: Portraits du staff coupe davis Répondre en citant

Intéressant ces portraits, merci Wink

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croline


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Inscrit le: 25 Avr 2012
Messages: 6 982

MessagePosté le: Mer 5 Nov - 21:15 (2014)    Sujet du message: Portraits du staff coupe davis Répondre en citant

Merci pour ces portraits, j'aime bien lire ce genre d'article.
Visiblement l'argentine a été un vraie traumatisme.
http://www.letelegramme.fr/bretagne/tennis-il-prendrait-bien-une-autre-coup… un petit article sur le cordeur.


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loulou


Hors ligne

Inscrit le: 06 Juil 2010
Messages: 3 483

MessagePosté le: Mer 5 Nov - 21:36 (2014)    Sujet du message: Portraits du staff coupe davis Répondre en citant

merci pour les portraits ! c très sympa ces petits articles

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:33 (2017)    Sujet du message: Portraits du staff coupe davis

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